« Le scratch (...) est un procédé consistant à faire tourner à la main un disque vinyle sous une tête de lecture de platine vinyle, alternativement en avant et en arrière, de façon à produire un effet spécial. » (source : Wikipédia)Ouais. Ben des fois peut-être mais là, pas du tout !
Les Scratch (ex-Chaussures à Scratch) se produisent, répètent et composent ensemble depuis 10 ans. Leur répertoire, « une vingtaine de compositions dont nous sommes fiers », synthétise les grands courants qui ont irrigué l'histoire des musiques populaires au vingtième siècle. A l'instar de M (alias Mathieu Chedid dont ils se revendiquent les émules), ils sont à la fois les fils du blues, du hard, de la soul, du rock anglo-américain, de la chanson française... ou du "funk des années 70" (Geoffroy Azé, bassiste) ; à la fois les héritiers de Police et de Téléphone (Frédéric Azé, batteur), de Mickael Jackson et de Freddy Mercury (Vincent Lépinne, chanteur), de Deep Purple, Led Zep' ou Jimi Hendrix (Alexis Méret, guitariste)...
Geoffroy, Frédéric, Vincent et Alexis : à eux quatre, non seulement ils réunissent une culture musicale à 360°, mais les Scratch ont aussi beaucoup de savoir-faire pour embraser une atmosphère, pour électriser un public : la voix puissante aux effets maîtrisés ; la guitare audacieuse et ses riffs furieux ; la batterie, précise ET imaginative ; la basse aux rythmiques généreuses... et pour couronner le tout, un grand soin apporté aux arrangements (et ne croyez pas que je recopie une notice, non : c'est du vécu !) : tant de qualités cumulées ont déjà valu aux Scratch de participer à la Nuit des talents bretons, de jouer en première partie de Tri Yann, ou encore avec Dave Mackay et ses musiciens (qui sont aussi ceux de Jean-Jacques Goldmann)...
J'ai eu le plaisir de voir les Scratch l'été dernier à St Georges de Reintembault (35), à l'occasion d'une fête de la musique où la Beuglante se produisait aussi. A l'issue de notre concert, nous avons rallié le Bar des Sports où s'agitait une foule dense et conquise. Peu avant la fermeture, époustouflés par leur prestation (et le tonus qu'ils montraient après 3 ou 4 heures de scène !), nous nous sommes proposés pour un bœuf de clôture. Franchement, je n'aurais pas été étonné qu'ils déclinent l'offre pour cause de fatigue, mais non ! Au contraire. Et là, impossible de décrire ce qui s'est passé : c'était surnaturel ! Métamorphose du décor, de l'ambiance, des visages (le public était encore nombreux), changement de latitude, montée en température... L'improvisation collective a bien pu ne durer que 10 à 15 minutes, comment savoir ? c'était hors du temps. La musique pouvait bien être chaotique, aucune importance : c'était enthousiaste, débridé, débordant de vitalité. Je précise qu'on n'était plus sur le répertoire des Scratch, mais ces quatre-là, je l'ai dit, ont intégré tellement de styles différents qu'ils savent à peu près tout jouer.
« Notre philosophie, c'est que toute musique peut être bonne à prendre », explique Alexis, trahissant ainsi la profession de foi de ces musiciens à la fois gourmets et... gourmands ! Alors c'est décidé : le 30 novembre à Romazy, après le dernier morceau du répertoire, il y aura du bœuf au dessert ! A condition, bien sûr, qu'il y ait des volontaires dans l'assistance. Parlez-en...
Récapitulons : Scratch en concert + bœuf vendredi 30 novembre à 21h30 à la Godinette (Romazy-35). Entrée 8 € (6 € adhérents) : je sais, ce n'est pas donné (et c'est un pauvre qui vous parle), mais ça, c'est ce que vous penserez en entrant. Après, vous aurez oublié le prix et vous vous souviendrez longtemps... du reste !
Encore un conseil : il vaut mieux réserver (0299 39 50 84 - 0663 85 04 07). Car après dix ans d'activité, les Scratch ont leurs fans et amis qui les suivent, et si c'est comme à St Georges, attendez-vous à voir du monde !
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S'il
fallait trouver un prétexte pour bœuffer un 11 novembre, ce serait somme toute assez facile : les armes se sont tues, en avant la musique !
Dans le cadre d'une
convention signée avec le Conservatoire National de Région, la 


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